LES PÉNICHES D’ANTHEORS

LES PÉNICHES D’ANTHEORS

Les péniches française d’ANTHEOR réquisitionnées par l’armée allemande en 1944, sont deux bâtiments de 350 tonneaux. Ces embarcations étaient utilisées pour transporter du matériel afin d’alimenter l’armée italienne résistant encore aux forces alliées.


Les nommées Jean SUZON et SAINT ANTOINE chargées d’obus inertes, de rails, de poutrelles métalliques ont été coulées au large de Saint Raphaël le 31 Janvier 1944. Cet acte de destruction est l’œuvre du sous-marin anglais « UNTIRING ».

La violente explosion a disloqué les embarcations. Il y a eu 1 mort, 3 blessés et 7 marins sont portés disparus. L’avant et l’arrière des péniches sont encore de belles pièces, le reste est éparpillé par 32m sur le fond sablonneux.

A 800m de la balise la Chrétienne. Didier MARTINEZ, secondé d’un MF2 procèdent à la mise à l’eau de la balise de repérage. Expert en la matière elle était posée à quelques mètre de l’avant d’une des péniches.

Avec Bertrand nous ne trainons pas pour nous immerger quand Didier nous donne l’autorisation de faire ce petit retour vers l’histoire. Rapidement nous sommes à proximité de la partie avant de l’épave. Seul,   nous profitons de cette ambiance grâce à la limpidité de l’eau. Bertrand explore à sa guise l’étrave, de la partie la plus haute qu’il abandonne Il se laisse descendre près d’une grande commande que l’on pourrait imaginer être un volant.

 

 

A ce moment des souvenirs me reviennent, cela faisait déjà 20 ans que j’avais exploré ce secteur. A l’époque je ne faisais pas de photos, je n’avais pas la même vision des choses, maintenant le plaisir d’immortaliser ce moment de l’histoire est au rendez-vous. L’idée de faire une belle image m’envahit, n’ayant pas l’habitude de faire de l’abatage photographique, je choisis les réglages appropriés, je perfectionne les cadrages.

A cette époque Je me souviens avoir vu plus de murènes et de congres. Quoiqu’il en soit l’épave est encore bien gardée. Le moratoire sur la chasse de mérous, me fait constater qu’ils ont pris procession des lieux.

 

 

Majestueux et peu farouche ils observent les obus se déplacent avec lenteur et sans crainte de l’être humain visiteur de jour. Après 8 minutes les autres palanquées nous rejoignent, voulant conserver l’impression de rester seuls nous nous dirigeons vers le nord-est.

 

 

Des spirographes se rétractent quand nous passons au-dessus d’eux. L’absence de courant nous permet de les apprécier pleinement, d’observer une faune bien présente entre les obus. Au-dessus de nous un grand banc de barracudas passe furtivement son chemin.

 

 

 

 

 

A mon goût le temps s’écoule trop rapidement, il est malheureusement temps de revenir à la réalité et de nous diriger vers notre zone de décompression.

 

 

Nous déployions notre parachute de surface car ce site se trouve être dans

un secteur très fréquenté par les navires de plaisance. Comme toujours je plonge à l’instinct, je n’ai pas eu le temps d’explorer la totalité du site, j’ai pleinement profité de l’instant présent, de fait je n’ai pas tout exploré la totalité, ce n’est pas grave voilà un autre objectif à définir pour la prochaine visite à Anthéor.

Un grand merci au team manager du centre de plongée aventure sous-marine, à Bertrand l’explorateur du monde du silence qui a eu lui aussi le plaisir de participer à cette petite séance photographique.

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